5 conseils pour susciter et cultiver l’envie d’apprendre en entreprise

5 conseils pour susciter et cultiver l’envie d’apprendre en entreprise

La formation dans l’entreprise vit une petite révolution. La transformation digitale d’un côté et la réforme de la formation de l’autre cassent véritablement les codes en place. Face à ce changement de paradigme, comment responsabiliser et stimuler les collaborateurs ? En plaçant l’agilité et l’envie d’apprendre au cœur du développement des compétences pour Raphael Grasset, chef de produit innovation au sein de PerformanSe et chercheur en sciences de l’éducation sur les processus collectifs d’apprentissage.

1Apprendre à s’adapter plutôt qu’à emmagasiner des connaissances

Les apprentissages, y compris lors de la formation tout au long de la vie, sont encore trop souvent appréhendés à travers une approche de stockage des informations. Or cette étape d’enregistrement des données n’est que le premier niveau de développement des connaissances. Aujourd’hui, des systèmes experts gérés par des ordinateurs fournissent en temps réel une quantité illimitée d’informations. Si les ordinateurs développent des capacités de stockage supérieur à l’être humain, ce qu’ils ne savent pas encore faire c’est s’adapter et prendre des décisions face aux situations à gérer. La performance des équipes passe donc tout autant par l’apprentissage de l’expertise métier que par le développement de capacités d’agilité face au changement.

 

2Développer la capacité d’apprendre à apprendre

Recourir aux innovations de l’univers digital, comme les Mooc (Massive open online course) ou les réseaux sociaux d’entreprise, ne doit pas faire naître de faux espoirs. Tout comme l’apparition de l’e-learning au début des années 2000 ne s’est pas révélée être une solution magique, il n’existe et il n’existera pas de déploiement efficace d’outils si les collaborateurs ne développent pas d’abord leur capacité à apprendre de manière autonome. Les limites qui se posent au développement des apprentissages sont souvent liées à des représentations internalisées. Ce sont en effet les profils qui ont déjà un haut niveau de formation qui s’emparent le plus facilement des nouveaux supports à disposition pour se mettre à jour. Afin d’impliquer tous les collaborateurs dans la logique de développement de compétences, il est utile de les accompagner vers une prise en main proactive de leurs apprentissages.

 

3Casser les codes des temps dédiés à la formation

Bien que les entreprises s’attèlent à mesurer avec précision le temps passé en formation classique (en présentiel ou à distance), il est plus difficile, mais tout autant pertinent, de s’intéresser aux temps informels de développement des compétences. Selon le modèle 70/20/10, 70 % des apprentissages sont issus des activités quotidiennes, 20 % des interactions avec des pairs et 10 % des temps de formation formels. Pour orienter et accompagner ses collaborateurs, un manager a donc tout intérêt à se pencher sur leurs caractéristiques d’apprentissage. Certains se développent par exemple plus facilement dans un cadre plutôt marqué comme formel, expérientiel, technologique ou encore social. En substituant l’obligation de dépenser à celle de former, la réforme de la formation ouvre un véritable champ de créativité pédagogique au service du développement des compétences.

 

4Créer des espaces de prise d’initiative

Pour que fleurissent les opportunités informelles de développement des compétences, les collaborateurs doivent se sentir accompagnés et soutenus par l’entreprise. Ce changement de posture nécessite en effet pour les managers un certain lâcher-prise. Ils doivent faire confiance à leurs équipes en leur accordant des marges de manœuvre pour animer une communauté d’apprenants ou transmettre leurs expertises. Les communautés de pratiques émergent souvent naturellement autour de centres d’intérêt partagés. Mais pour perdurer, l’engagement de ceux qui les initient, tout comme celui des managers qui les accompagnent, doit être reconnu par la fonction ressources humaines. Le manager doit disposer d’espaces de prise d’initiative pour créer et faire prospérer les occasions données aux équipes pour se développer. Il a également la mission de mesurer les gains de productivité issus de ces échanges d’expérience. C’est en évaluant l’impact des efforts investis au plus près du terrain, que peuvent se mettre en place des solutions de formation rapides à activer.

 

5Associer la formation à une vision positive

Pour susciter l’envie de se former tout au long de son parcours professionnel, il est indispensable de ne pas associer les temps d’apprentissage à un passage obligé, perçu comme une contrainte pour pallier un manque ou pour rester dans la course, sous peine d’être exclu du monde de l’entreprise. La formation au sens large est d’autant plus efficace et impactante qu’elle est conçue et vécue comme une étape positive, telle une marche à gravir pour s’élever et évoluer. Cette image se construit sur la base des représentations cognitives, affectives et conatives associées à l’acte d’apprendre. Deux axes sont à explorer : d’une part une communication de l’entreprise qui valorise le développement des compétences, et d’autre part un mode dynamique de recueil de l’expression des besoins, et surtout des envies, de formation.

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