Et si on développait l’intelligence collective des équipes de travail ?

Et si on développait l’intelligence collective des équipes de travail ?

En mettant l’accent sur les collaborateurs et la collaboration de demain, nous avons profité lors de notre événement annuel pour ouvrir le débat sur la notion d’intelligence collective. Un concept qui a longtemps peiné à s’imposer, même s’il réserve de belles avancées pour l’entreprise, notamment en matière d’efficacité des équipes de travail.

La collaboration est un sujet qui a beau faire couler beaucoup d’encre, il est relativement difficile à appréhender. L’une des raisons, c’est qu’il est régulièrement impacté par des phénomènes de mode. Depuis quelques mois, le concept d’entreprise libérée inonde, par exemple, la sphère des ressources humaines et du management, avec tous les éléments de langage qu’un tel concept induit : autonomie à la place de contrôle, bonheur à la place de profit… Même s’il y a fort à parier que ce phénomène d’entreprise libérée ne puisse tenir toutes ses promesses, comme l’a précisé l’auditeur social François Geuze dans son intervention autour de la collaboration et des nouvelles modes managériales,  il a le mérite d’éveiller les consciences sur la notion d’intelligence collective, beaucoup plus intéressante. ʺC’est la capacité d’un groupe à être plus intelligent que les individus qui le composentʺ, a expliqué Emile Servan-Schreiber, Docteur en psychologie cognitive, fondateur de Lumenogic et d’Hypermind, à l’occasion de la conférence de clôture du PerformanSe Day. Une définition qui prend tout son sens dans le cadre de l’entreprise où la dimension collective mériterait d’être optimisée et les collectifs de travail valorisés. ʺFabriquer de l’intelligence collective revient à cultiver la variété des points de vue subjectifs, encourager l’originalité plutôt que le conformisme, récolter l’information spécialisée sur le terrain et consolider le tout de façon objectiveʺ, a-t-il précisé.

Un concept qui peut être outillé

Dès aujourd’hui, cette recette miracle peut être accompagnée d’outils. Emile Servan-Schreiber cite notamment les marchés prédictifs. Une méthode qui s’apparente à une « bourse aux pronostics » : elle consiste à demander aux individus de réaliser des paris en ligne, donc de générer des prévisions (ici sous la forme d’actions, comme pour une société cotée en Bourse). Une méthode qui peut s’appliquer au contexte de l’entreprise et qui offrirait ʺune probabilité beaucoup plus fiable que les sondages et plus généralement les méthodes classiques s’appuyant sur la dataʺ, a insisté Emile Servan-Schreiber.

 

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