Et si vos meilleurs talents n’étaient pas ceux que vous croyez ?

Et si vos meilleurs talents n’étaient pas ceux que vous croyez ?
Article mars 20, 2026 5 minutes
  • Recrutement
  • Développement des talents
PerformanSe

Intelligence artificielle générative, automatisation accélérée, disparition et transformation de métiers entiers… En 2026, la question n’est plus de savoir si les compétences vont évoluer, mais à quelle vitesse elles deviendront obsolètes.

Selon plusieurs études internationales, une part significative des compétences actuelles sera profondément transformée d’ici cinq ans. Dans ce contexte, recruter uniquement sur l’expertise acquise ou sur le diplôme ne suffit plus. Ce qui fait la différence aujourd’hui, et encore plus demain, ce n’est pas seulement ce qu’un collaborateur sait faire, mais sa capacité à apprendre, désapprendre et réapprendre.

Autrement dit : dans un monde où l’IA rebat les cartes des métiers, le véritable avantage compétitif des organisations pourrait bien être le potentiel d’apprentissage de leurs talents.

Aujourd’hui, les métiers changent plus vite que les CV. Alors, comment recruter, faire évoluer et fidéliser les bons profils quand on ne sait pas à quoi ressemblera demain ?
La clé, c’est le potentiel d’apprentissage.

Mais attention : ce potentiel ne se résume pas à “être intelligent” ou “apprendre vite”. Il repose sur quatre piliers :

  • Les capacités cognitives (mémoire de travail, agilité mentale, vitesse d’exécution)
  • L’envie d’apprendre (motivation, curiosité, soif de progresser)
  • L’autonomie (capacité à apprendre par soi-même)
  • Et la constance (persévérance et régularité dans l’effort)

C’est la combinaison de ces 4 facteurs qui permet à une personne de s’adapter, de se former et de rebondir dans un monde incertain.

Mais alors…

Sommes-nous tous égaux quand on parle de potentiel d’apprentissage ? Notre âge, notre sexe, notre niveau de diplôme est-il un indicateur de notre potentiel d’apprentissage ? PerformanSe a mené l’enquête ! Nous avons analysé les résultats de 5000 personnes en France. Et les chiffres risquent de bousculer certaines certitudes RH…

Diplôme : un indicateur… mais pas une garantie

Les diplômés présentent en moyenne un potentiel d’apprentissage plus élevé : plus le niveau de diplôme augmente, plus le potentiel augmente... C’est en fait assez logique : suivre des études longues exige en effet de la motivation à apprendre, une certaine agilité intellectuelle, de l’autonomie dans l'apprentissage...

Mais l’étude révèle cependant que :

  • 36,8 % des individus sans diplôme ont un score de potentiel d’apprentissage supérieur à la moyenne des diplômés de Master.
  • Et 31,2 % des diplômés de Master ont un potentiel inférieur à la moyenne des sans-diplômes.

Autrement dit : le diplôme ne dit pas tout. On trouve aussi un fort potentiel chez des profils atypiques ou autodidactes.

Âge : les seniors tiennent tête aux jeunes

On imagine souvent les jeunes plus “apprenants” que leurs aînés. Et c’est vrai… en partie !

Les moins de 30 ans obtiennent en moyenne un score légèrement supérieur aux plus de 55 ans sur les capacités d’apprentissage qui sont liées aux capacités cognitives. Cette différence s’explique par le déclin cognitif naturel : avec l’âge, la mémoire de travail et la vitesse d’exécution diminuent progressivement.

Mais cela ne veut pas dire que les seniors sont “hors-jeu”. Loin de là ! Les seniors compensent par des facteurs comportementaux puissants – autonomie, motivation, constance. Ils savent apprendre autrement, en capitalisant sur l’expérience et en mobilisant une plus grande régularité.

Résultat : il n’y a pas de différence significative selon l’âge ! On peut même noter que :

  • Près d’un senior sur deux (47,9 %) a un score de potentiel d’apprentissage supérieur à la moyenne des jeunes.

Le potentiel d’apprentissage ne se résume donc pas à l’âge : les seniors disposent de ressources comportementales qui équilibrent la donne.

Managers : pas les seuls à apprendre vite

Les salariés avec des responsabilités managériales, notamment les managers de managers, obtiennent un score de potentiel d’apprentissage plus élevé que les non-managers. Pourquoi ? Parce que leur fonction les pousse à se développer continuellement et rester ouverts au changement.

Les managers de managers se distinguent notamment par leurs scores élevés sur l’envie d’apprendre et l’autonomie dans l’apprentissage, mais aussi leur capacité d’apprentissage.

Mais là encore, un chiffre casse l’idée reçue :

  • 35,9 % des non-managers ont un potentiel d’apprentissage plus élevés que moyenne des managers de managers.

Certains collaborateurs sans responsabilités hiérarchiques montrent une envie d’apprendre et une constance dans l’apprentissage exceptionnelle, qui les placent au-dessus de leurs dirigeants.

Et les chefs de projet ? Ce sont les “champions équilibrés” :

  • Meilleure constance que les managers de managers
  • Excellente capacité d’apprentissage (cognitive)
  • Forte motivation

Leur profil illustre bien une réalité : un rôle transversal, qui oblige à jongler entre expertises et situations nouvelles, favorise un potentiel d’apprentissage solide et équilibré.

Genre et secteur : égalité quasi parfaite

Hommes et femmes affichent des scores très proches. Quelques nuances : autonomie et capacité légèrement supérieures chez les hommes, constance un peu meilleure chez les femmes. Ces différences existent, mais elles restent marginales par rapport à l’effet du diplôme, de l’âge ou du niveau de responsabilités.

En clair : les enjeux de potentiel d’apprentissage ne sont pas une question de genre ni de secteur. Ils concernent toutes les organisations, partout.

Ce que les RH doivent retenir

Ces chiffres envoient un message clair : le potentiel d’apprentissage ne se lit pas sur un CV.

  • Un diplôme ? Pas une garantie.
  • L’âge ? Pas un facteur déterminant.
  • Le poste occupé ? Pas une certitude.

Le potentiel d’apprentissage est multidimensionnel. Il combine capacités cognitives, motivation, autonomie et constance. Et il est souvent invisible dans les critères traditionnels d’évaluation.

Les quatres priorités.

Dans un contexte où l’IA et l’évolution des métiers accélèrent l’obsolescence des compétences, quatre priorités émergent pour les RH :

  • 01

    Recruter autrement : Élargir le regard au-delà des diplômes : évaluer le potentiel d'apprentissage permet d'identifier les profils capables d'évoluer dans un monde qui change vite.

  • 02

    Cartographier le potentiel interne : Le talent est souvent déjà là. Mesurer le potentiel d'apprentissage en interne permet d'anticiper les mobilités et sécuriser les transformations.

  • 03

    Investir plus intelligemment : Chaque collaborateur apprend différemment. Adapter les parcours à ses leviers cognitifs et comportementaux, c'est maximiser le ROI formation.

  • 04

    Piloter la performance durable : Performant aujourd'hui ne veut pas dire adaptable demain. Intégrer le potentiel d'apprentissage dans les décisions RH, c'est miser sur la durée.

Ce que ça change pour vous.

Dans un monde où les compétences deviennent obsolètes plus vite qu'elles ne s'acquièrent, le potentiel d'apprentissage n'est plus un "nice to have" RH, c'est le nouvel indicateur de performance durable.

Mesurez le potentiel d'apprentissage de vos talents.

Découvrez la solution d'évaluation pour identifier les profils qui s'adapteront le mieux à demain !

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