La collaboration n’est pas naturelle, elle se cultive ! Oui mais comment ?

La collaboration n’est pas naturelle, elle se cultive ! Oui mais comment ?

Pourquoi certaines équipes collectionnent-elles les réussites collectives quand d’autres accumulent les ratés ? La prise de conscience par tous, collaborateurs et managers, qu’avancer et performer ensemble ne va pas de soi, est la première étape à réaliser. Travailler ensemble est un état d’esprit qui s’entretient et se développe au quotidien pour Arnaud Trenvouez, docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives, ingénieur de recherche au département R&D de PerformanSe.


Se coordonner et s’ajuster : un enjeu crucial

Ce n’est pas parce que vous réunissez des talents dans une équipe de travail que celle-ci fonctionne en harmonie et est automatiquement performante. Il n’est pas de l’ordre de la nature, mais de la culture de collaborer. Les sciences du travail, du sport et de la formation nous enseignent que des règles de collaboration posées dès le départ ne se concrétisent pas toujours lors des tâches collectives réalisées en équipe. Pourquoi ? Tout simplement parce que il n’est pas toujours évident de se comprendre au sein d’un groupe. Même si toutes les personnes partagent le même environnement de travail, chacune d’entre elles lui donne un sens qui lui est propre. Les ambitions, les attentes et les interprétations de l’un ne sont pas celles de l’autre. Les visées de chacun peuvent autant converger que diverger. Coopérer et avancer ensemble nécessitent de nombreux comportements d’ajustement entre les personnes. L’intelligence collective qui peut en émerger et qui mène à des projets réussis résulte d’un profond travail de mise en mouvement partagé par tous les membres d’une équipe.


Des façons de faire à écrire et ré-écrire en permanence

Pour aller vers une collaboration intégrée de manière fluide dans les process d’une équipe, certaines compétences sont à cultiver :
• Changer de point de vue sur la situation collective : se décentrer, prendre de la hauteur pendant que l’on est en train de produire collectivement pour passer d’une approche individuelle à collective
• Exploiter le contexte de travail connu de tous (enjeux et finalités du travail collectif) pour favoriser l’intercompréhension
• Co-construire un même référentiel de règles de fonctionnement
• Reconnaître l’apport de l’autre, accepter qu’il y ait d’autres possibilités
• Prendre des initiatives pour faire avancer les échanges et éviter que le travail de l’équipe s’enlise

Ce sont autant d’attitudes qui servent et enrichissent la qualité du travail en équipe car elles permettent les ajustements nécessaires à la reconstruction de la collaboration lorsque celle-ci est mise en danger. Le rôle du manager peut-être pour sa part de veiller et de réguler les discussions de manière à les fluidifier. En observant les échanges et en les synthétisant à partir des différents points de vue, il favorise la co-construction du même référentiel et permet ainsi la réalisation et l’atteinte des objectifs fixés. C’est en offrant un espace de travail qui permet à chacun d’être partie prenante de ce qui est en train de se construire qu’un manager peut donner un cap stimulant sans qu’il soit assimilé à un cadre de travail venu d’en haut.


Optimiser et respecter les temps collectifs

Pour passer de l’intention de réussir ensemble à la concrétisation d’un travail commun efficace, de nombreux dysfonctionnements sont à dépasser. Certains processus, pourtant indispensables à la réussite, sont naturellement délaissés par les membres de l’équipe. La réunion de travail en est un exemple criant : le mode d’organisation des temps de réunion est souvent symptomatique des marges de progression d’une équipe. Le respect de ce temps collectif via la mise en place de règles simples (horaires, ordre du jour, prise de note…) est d’une importance capitale. Un exemple vu en entreprise est intéressant : des collaborateurs, lassés des process d’organisation hasardeux pour les réunions ont innové. Leur idée : ceux qui arrivent en retard mettent 1 euro dans un pot commun. A la fin du mois, toute l’équipe, partage un moment convivial avec l’argent. Une bonne illustration d’une co-construction, par l’équipe, de règles ludiques pour optimiser ce temps collectif et améliorer la collaboration.

Arnaud Trenvouez, docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives, ingénieur de recherche au département R&D de PerformanSe.

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