4 soft skills à développer pour un athlète olympique
Les Jeux olympiques, dans n’importe quel pays, c’est une occasion rêvée de démontrer son « Soft Power », son rayonnement. Durant cet évènement, les gouvernements ne sont pas les seuls à vouloir briller. Les coachs et leurs athlètes s’affrontent eux aussi pour décrocher l’or olympique. Seulement, qu’est-ce qui fait la différence entre les gagnants et les perdants ?
Une histoire de soft skills
Aujourd’hui, on exige des humains de posséder une variété de compétences pour maîtriser une complexité de tâches de la vie quotidienne et professionnelle. La digitalisation du monde et, avec elle, la transformation et l'adaptation rapides des personnes n'ont pas seulement entraîné une demande accrue de spécialisation des compétences techniques. En effet, à l'inverse des hard skills, qui peuvent être facilement définies et mesurées, on a plus souvent besoin de ce que l'on appelle des "compétences transversales" ou encore les "soft skills". Dans la plupart de nos articles, ces compétences sont présentées comme un facteur déterminant entre le succès et l’échec dans le monde du recrutement. Mais qu’en est-il dans le domaine du sport ?
Quid des soft skills dans le sport ?
Pour réussir au plus haut niveau dans le sport, en particulier au niveau olympique, il est nécessaire d'explorer toutes les techniques (mental, physique…) d'entraînement pour maximiser son potentiel et ses performances. Le plus souvent, les attributs qui permettent aux sportifs d’optimiser leur potentiel sont des soft skills.
Les soft skills, OK. Mais, lesquelles ?
La résilience
Tout athlète sait que rien n’est gagné d’avance. Ça prend du temps, des efforts, du travail et le plus souvent pour gagner il faut savoir perdre. La résilience apprend aux sportifs et non-sportifs à accepter que l'échec fasse partie de l’apprentissage, à se relever plus de fois que l’on tombe, mais aussi à accueillir les défis et à en tirer des leçons. La résilience nous donne les compétences nécessaires pour surmonter nos défis et sortir de notre zone de confort.
Exemple de résilience olympienne :
Clarisse Agbégnénou se retrouve face à un défi majeur en demi-finale du judo féminin. Après un parcours impressionnant et des performances remarquables tout au long des épreuves, elle commet une erreur décisive lors de son combat, ce qui lui coûte la place en finale. Le rêve d’or et d’argent semble s’évanouir alors qu'elle se retrouve ébranlée par cette défaite inattendue. La déception est immense.
Mais la championne n’abandonne pas. Clarisse puise dans ses réserves de détermination et de force mentale pour préparer le combat pour la médaille de bronze. Elle se concentre sur l'essentiel, retravaille ses techniques et refait surface avec une volonté de fer. Grâce à cette résilience, Clarisse remporte le combat pour le bronze avec brio. Sa capacité à se relever après une défaite et à reconcentrer ses efforts a payé. Elle prouve ainsi que, même après un revers important, travailler sa résilience peut mener à des succès remarquables.
Prise de risque et créativité
Les athlètes s’entraînent durement, poussent leurs limites, automatisent leurs gestes, cherchent la précision pour être le meilleur le jour J. Le moment fondamental de la performance sportive, lorsque le corps et l’esprit du sportif ne font plus qu’un, est la capacité du sportif à observer sous un autre angle la situation. Agir différemment est une prise de risque. Le sportif s’engage dans une voie encore inconnue. Il crée alors la possibilité non plus d’être excellent, mais d’être le meilleur !
Exemple de prise de risque olympienne :
Shaun White est un snowboardeur triplement médaillé aux Jeux olympiques. Pour gagner sa première médaille d'or, alors qu'il est presque hors concours tant le cumul de ses points est faible, il réalise un 1080°, une figure très peu réalisée et encore moins en compétition, qui lui permettra d'arriver en finale. Il reprend le risque en finale et décroche l'or. Lors des JO suivants, il réitère ! Alors qu'à l'issue de son premier passage il est quasiment assuré de l'or, il effectue une figure (McTwist 1260°) encore jamais réalisée et qu'il nommera le Tomahawk. De nouveau il remporte l'or, grâce à son audace et sa créativité.
La confiance en soi
Souvent présentée comme une disposition indispensable à la réussite et à la performance, la confiance en soi n’est pas donnée une fois au départ et pour toujours chez les sportifs. Elle peut être vue à travers l’histoire de sa construction. En vue d’un évènement important, les compétitions qui précèdent sont des tests importants. Les réussites seront autant d’éléments qui renforcent l’optimisme, la croyance en ses capacités, le plaisir… éléments sur lesquels se fonde la confiance en soi.
Un exemple de confiance en soi olympien :
Tess Ledeux pratique le ski acrobatique et freestyle. Elle remporte la coupe du monde puis, 5 jours après, la médaille d'or au X-Games. Ces victoires sont de nature à renforcer un sentiment de confiance en soi et d'optimisme. Comme le souligne Martin Fourcade, athlète au palmarès historique (7 gros globes, quintuple champion olympique, 83 victoires individuelles, 13 fois champion du monde…), sa confiance en soi se fondait, entre autres, sur son positionnement de favori et donc sur l'histoire de ses victoires dans les compétitions précédentes. Comme disait George : « L'habileté et la confiance sont une armée invaincue. »
L’esprit d’équipe, la motivation, la détermination
L’esprit d’équipe est une soft skill qui peut facilement être transférée du sport au monde professionnel. Les membres d'une équipe doivent connaître les forces et les faiblesses de chacun, communiquer des stratégies, réfléchir à de nouvelles tactiques et travailler ensemble vers un objectif commun. La détermination qui en résulte, la motivation à aller de l’avant, permet de déplacer des montagnes. Si les résultats en termes de médailles sont les objectifs, la participation est déjà un premier objectif majeur, noble et fidèle à l’esprit de Coubertin qui demande un esprit d’équipe sans faille.
Exemple d'esprit d'équipe olympien :
L'épopée de l'équipe de bobsleigh jamaïcaine aux Jeux olympiques est exemplaire de l'esprit d'équipe. Alors qu'un des 4 membres de l'équipe se blesse et est remplacé à la dernière minute, ils réussissent à concourir, mais ne finiront pas la 4e manche et seront non classés. Le résultat ? Leur esprit d'équipe, leur motivation, leur détermination les ont propulsés au rang de légende olympique.
En sport comme dans le monde de l’entreprise, les hard skills ont bien sûr toute leur importance. Les soft skills quant à elles, nous permettent - comme dans les exemples inspirants cités - de nous dépasser et aller au-delà de nos talents bruts. Elles sont ce qui fait l’Homme au-delà de la technique, un réel catalyseur de nos réussites. Et, très bonne nouvelle, pas besoin d’être un sportif de haut niveau pour les développer ! Chacun à son échelle peut les mobiliser pour atteindre non pas des médailles, mais l’épanouissement professionnel.
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