La psychologie cognitive et différentielle a longtemps mesuré les aptitudes intellectuelles à travers des indicateurs comme le quotient intellectuel (QI) ou le facteur g, qui désignent les capacités générales de raisonnement, de mémoire de travail ou de traitement de l’information (Carroll, 1993 ; Deary et al., 2010).
Ces mesures sont précieuses, mais elles ont une limite : elles évaluent des performances dans des contextes familiers et structurés, souvent sans intégrer les dynamiques de motivation ou de développement.
À l’inverse, le potentiel d’apprentissage - souvent désigné dans la littérature anglo-saxonne par le terme learning agility (Lombardo & Eichinger, 2000 ; De Meuse et al., 2010) - renvoie à une compétence plus globale, à la fois cognitive, motivationnelle et comportementale. Il s’agit de la capacité d’un individu à :
- apprendre dans des contextes nouveaux ou ambigus,
- tirer des enseignements de ses expériences,
- se remettre en question,
- transférer ses apprentissages d’un domaine à l’autre.
Cette agilité d’apprentissage différencie ceux qui excellent dans leur zone de confort de ceux qui osent explorer l’inconnu et s’y développer.