Toutes les études scientifiques consacrées au recrutement le disent de manière parfaitement convergente : les différentes méthodes d’évaluation des candidats n’ont qu’une valeur intrinsèque limitée. Pour simplifier, sur une échelle de 0 à 1 - 0 pour aucun lien prédictif avec la performance, 1 pour une prévision théorique parfaite - les méthodes les plus abouties dépassent à peine 0,60.
Pourquoi ? D’abord parce que la performance est un concept difficile à appréhender. Si les données quantitatives sont encore relativement faciles à manipuler (durée dans le job, atteinte des objectifs…), les données qualitatives (qualité collaborative, initiative, créativité…) sont beaucoup plus complexes à analyser. Ensuite parce que la performance réelle d’un individu au travail est par nature multidimensionnelle. Elle va certes dépendre de ses compétences avérées et de sa personnalité, mais aussi de facteurs plus circonstanciels liés à la période, à l’environnement, à l’adéquation au manager, aux valeurs de l’entreprise etc.