Le modèle HEXACO : comprendre les 6 dimensions de la personnalité
Découvrez le modèle HEXACO, ses 6 dimensions de personnalité, ses différences avec le Big Five et son intérêt pour l'évaluation en RH.
Faire passer un test de personnalité professionnelle à un candidat permet d'enrichir une démarche de recrutement, mais implique aussi de collecter et de traiter des données personnelles.
En France comme dans l'ensemble de l'Union européenne, le Règlement général sur la protection des données (RGPD) encadre leur utilisation.
Pour les professionnels RH, l'enjeu est double : évaluer les candidats avec des outils scientifiquement rigoureux tout en garantissant la confidentialité de leurs données.
Mais alors...
Quelles règles respecter avant de proposer un questionnaire ?
Qui peut consulter les résultats ?
Combien de temps les conserver ?
Voici les bonnes pratiques pour faire passer un test de personnalité en toute conformité RGPD !
Un test de personnalité professionnel permet d'explorer certaines tendances comportementales d'un individu : sa manière d'interagir, de prendre des décisions, de réagir aux contraintes ou d'aborder son environnement de travail.
En recrutement, ces informations complètent l'entretien, l'analyse de l'expérience et les autres méthodes d'évaluation. Elles ne doivent cependant pas constituer l'unique fondement d'une décision.
D'ailleurs, ces approches ne présentent pas toutes les mêmes garanties scientifiques. Le choix d'un questionnaire doit donc tenir compte de sa validité, de sa fidélité et de son adéquation avec l'objectif poursuivi.
Les recherches de Barrick et Mount ont notamment documenté les relations statistiques entre certains traits du Big Five, comme la conscienciosité, et la performance professionnelle.
Mais un outil scientifiquement valide n'est pas nécessairement conforme au RGPD.
La qualité psychométrique concerne la pertinence des mesures. Le RGPD encadre la collecte, l'utilisation, la conservation et la protection des données personnelles.
Un recruteur doit donc examiner ces deux dimensions avant d'intégrer un test dans son processus d'évaluation. Au-delà de la conformité réglementaire, il est notamment essentiel de savoir reconnaître un test de personnalité professionnel fiable.
Les données doivent être collectées pour un objectif déterminé, explicite et légitime. Un test proposé dans le cadre d'un recrutement ne peut pas être réutilisé librement pour d'autres finalités.
Seules les informations nécessaires à l'évaluation doivent être recueillies. Les dimensions explorées doivent présenter un lien pertinent avec le poste.
Le candidat doit connaître les objectifs du test, les modalités d'utilisation de ses résultats et les destinataires des informations.
Les données ne peuvent pas être conservées indéfiniment.
L'entreprise doit mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles adaptées pour protéger les résultats.
La CNIL rappelle que les méthodes d'évaluation doivent présenter un lien objectif, direct et nécessaire avec l'appréciation des aptitudes professionnelles ou de la capacité à occuper l'emploi proposé.
Avant de proposer un questionnaire, le recruteur doit donc pouvoir répondre à trois questions. Cette réflexion permet également de mieux définir les critères d'évaluation et de limiter certains biais de recrutement :
Une attention particulière doit être portée aux décisions automatisées. L'article 22 du RGPD encadre les décisions fondées exclusivement sur un traitement automatisé, y compris le profilage, lorsqu'elles produisent des effets juridiques ou affectent significativement la personne.
Écarter automatiquement un candidat sur la seule base d'un score psychométrique peut donc soulever des difficultés juridiques importantes. L'article 22 ne s'applique toutefois pas automatiquement à toute utilisation d'un test.
Pour approfondir ces obligations, la CNIL met à disposition un guide du recrutement.
L'information préalable du candidat est obligatoire. Son consentement n'est cependant pas systématiquement la base légale appropriée.
En recrutement, le consentement peut être difficile à considérer comme entièrement libre, notamment lorsqu'un candidat craint qu'un refus compromette ses chances d'obtenir le poste.
Selon la finalité et les circonstances, d'autres bases légales peuvent être envisagées, notamment les mesures précontractuelles ou l'intérêt légitime.
Le recruteur doit déterminer et documenter la base légale adaptée avant le traitement.
Quelles informations sont à transmettre au candidat ?
Une mention d'information RGPD doit notamment préciser :
Les résultats d'un test psychométrique constituent des données personnelles. Leur consultation doit être réservée aux personnes qui en ont réellement besoin pour exercer leurs missions.
Selon l'organisation, cela peut concerner :
Ces fonctions ne donnent toutefois pas automatiquement accès à l'intégralité des résultats.
Un manager peut, par exemple, recevoir une synthèse pertinente pour le poste sans consulter toutes les réponses individuelles du questionnaire. Il est également important de savoir interpréter les résultats d'un test psychométrique pour éviter toute conclusion hâtive à partir des informations communiquées.
L'entreprise doit définir des habilitations adaptées et éviter toute diffusion générale des rapports psychométriques.
Les données recueillies pendant un recrutement ne peuvent pas être conservées sans limite.
La durée dépend de la finalité poursuivie et de la situation du candidat.
Pendant le recrutement, les résultats nécessaires à l'évaluation peuvent être conservés pour les besoins du processus.
Après un refus, certaines informations peuvent être conservées pendant une durée justifiée, notamment pour répondre à d'éventuelles contestations, dans les conditions juridiques applicables.
Pour constituer un vivier de candidats, la finalité est différente. La CNIL recommande notamment de recueillir le consentement des personnes concernées et de ne pas dépasser, en principe, deux ans à compter du dernier contact.
Cette recommandation ne constitue pas une durée universelle applicable à toutes les données de recrutement.
L'entreprise doit documenter ses durées de conservation et prévoir des procédures d'archivage, de suppression ou d'anonymisation adaptées.
Un candidat conserve des droits sur les données recueillies lors de son évaluation, y compris lorsque le test est administré par un prestataire externe.
Le RGPD prévoit notamment :
Un candidat peut donc, en principe, demander à accéder aux résultats de son test de personnalité.
Lorsque leur compréhension nécessite des explications, les informations communiquées doivent lui permettre de les interpréter.
L'organisme doit généralement répondre aux demandes d'exercice des droits dans un délai d'un mois, sous réserve des prolongations légalement prévues.
La conformité ne concerne pas uniquement les tests psychométriques. Elle s'étend également aux autres données recueillies pendant le recrutement.
Lors d'une prise de références, le recruteur doit notamment s'assurer que les informations recherchées sont pertinentes pour le poste et que le candidat a été informé des méthodes utilisées.
Les données recueillies auprès d'anciens employeurs restent soumises aux principes de finalité, de minimisation, de transparence et de confidentialité.
L'objectif est d'éviter une collecte excessive ou disproportionnée, tout en sécurisant l'ensemble du parcours de recrutement.
Une mauvaise gestion des résultats psychométriques peut exposer l'entreprise à plusieurs conséquences.
Les candidats peuvent exercer leurs droits, déposer une plainte auprès de la CNIL ou contester certaines pratiques.
En fonction des manquements constatés, l'autorité de contrôle peut prononcer des mesures correctrices et des sanctions financières.
Le RGPD prévoit, pour certaines violations, des amendes pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu.
Au-delà du risque juridique, une utilisation opaque des tests peut également fragiliser la confiance des candidats et l'image de l'employeur.
La conformité doit être intégrée dès la conception du processus d'évaluation, et non vérifiée uniquement au moment de la passation. Cette démarche suppose également de réfléchir à la manière d'intégrer les tests psychométriques dans le recrutement, en tenant compte des exigences du poste et des conditions d'utilisation des outils.
Cette logique correspond notamment aux principes de protection des données dès la conception et par défaut (Privacy by Design et Privacy by Default).
Pour structurer leurs pratiques, les équipes RH peuvent s'appuyer sur une checklist :
Un registre des traitements, des notices d'information adaptées et des procédures internes permettent également de documenter les pratiques.
Selon les risques associés au traitement, une analyse d'impact relative à la protection des données (AIPD) peut être nécessaire.
Choisir un outil d'évaluation professionnel suppose de s'intéresser à la fois à sa qualité scientifique, à ses conditions d'utilisation et à la protection des données recueillies.
Chez PerformanSe, les solutions psychométriques permettent d'explorer différentes dimensions du fonctionnement professionnel, notamment la personnalité, les motivations et les aptitudes cognitives.
Leur intérêt est d'apporter des informations structurées pour enrichir les décisions de recrutement, de mobilité et de développement des talents.
Pour accompagner les entreprises dans leur propre conformité, la plateforme PerformanSe intègre nativement des mécanismes qui facilitent la mise en œuvre des obligations du responsable de traitement : recueil et archivage du consentement, gestion des demandes d'exercice des droits, durée de conservation paramétrable et suppression automatisée des données.
Au-delà des fonctionnalités intégrées à sa plateforme, PerformanSe accompagne les professionnels RH dans la mise en œuvre de leurs évaluations psychométriques, de la passation des questionnaires à l'exploitation des résultats. L'objectif est de faciliter une utilisation structurée des outils, tout en tenant compte des exigences de confidentialité et de protection des données personnelles.
Cette démarche s'inscrit également dans un cadre de qualité et de sécurité. Les normes ISO 10667-2, relative aux prestations d'évaluation des personnes en contexte professionnel, et ISO 27001, consacrée au management de la sécurité de l'information, constituent des références pour apprécier les pratiques et les garanties d'un prestataire.
Pour autant, l'utilisation d'une solution spécialisée ne dispense pas les entreprises de leurs propres obligations RGPD. La conformité repose sur une responsabilité partagée selon les rôles de chacun, depuis la définition des finalités de l'évaluation jusqu'à la gestion et à la conservation des résultats.
Une solution d'évaluation ne garantit jamais, à elle seule, la conformité RGPD de l'ensemble du recrutement. Celle-ci dépend aussi des pratiques de l'entreprise utilisatrice.
Faire passer un test de personnalité en conformité avec le RGPD ne consiste pas simplement à sécuriser un questionnaire.
Il s'agit de construire une démarche d'évaluation transparente, proportionnée et respectueuse des droits des candidats.
En associant rigueur psychométrique, confidentialité et bonnes pratiques RH, les entreprises peuvent utiliser les tests de personnalité comme de véritables outils d'aide à la décision, tout en renforçant la confiance des candidats.
La conformité devient alors une composante essentielle d'une évaluation professionnelle responsable.
Un candidat peut refuser de passer un test. Les conséquences de ce refus dépendent notamment de la pertinence de l'évaluation pour le poste, de son caractère nécessaire et du cadre juridique applicable. Le recruteur doit éviter toute pratique disproportionnée ou discriminatoire.
Non, pas systématiquement. Le traitement doit reposer sur une base légale appropriée, qui n'est pas nécessairement le consentement. Le candidat doit néanmoins être informé avant la passation.
Oui, sous certaines conditions, lorsque la conservation répond à une finalité légitime et respecte une durée justifiée. Les données ne peuvent pas être conservées indéfiniment.
Oui. Le droit d'accès permet, en principe, d'obtenir communication des données personnelles concernées, y compris des résultats du test, dans les conditions prévues par le RGPD.
Pas automatiquement. Les résultats constituent des données personnelles, mais leur qualification comme données sensibles dépend des informations effectivement révélées, notamment lorsqu'elles concernent des catégories particulières protégées par le RGPD.
Non. Un logiciel peut contribuer à la sécurité et à la gestion des données, mais l'entreprise doit également respecter ses propres obligations en matière de finalité, de transparence, de base légale et de conservation.
Newsletter
Merci de vous être inscrit à notre Newsletter !
En espérant que nos actualités rendent vos journées plus belles :)
Remplissez le formulaire pour nous contacter.
Footer form
Merci d'avoir envoyé le formulaire !
Nos équipes vont vous répondre le plus rapidement possible. Belle journée à vous :)
Attention
Veuillez faire pivoter votre appareil